Sophrologie et pleine conscience

 

  La sophrologie a été créée en 1960 par Alfonso Caycedo, médecin neuropsychiatre Colombien (né en 1922)

 

Caycedo s'est tout d'abord inspiré de l'hypnose pour s'en écarter progressivement.

La sophrologie s'est ensuite enrichie de techniques issues du yoga, de la méditation, de certaines techniques de relaxation comme le training autogène de Schultz ou encore la méthode Jacobson.

La respiration est également une pièce maîtresse de la sophrologie.

 

Les racines grecques du mot « sophrologie » sont les suivantes :

Sos, qui veut dire sérénité ou encore harmonie.

Phren, qui veut dire conscience

et logos, qui est traduit par science, étude.

Il s'agit donc de l'étude de l'harmonie de la conscience.

 

Les exercices proposés par la sophrologie vont permettre d'élargir le champ de la conscience et ainsi de prendre le recul nécessaire face aux choix importants que l'on a à prendre dans la vie.

 

La pratique de la sophrologie va nous permettre également de mieux nous connaître, de nous connecter à nos désirs, à nos besoins, à nos valeurs (qui guideront nos choix, nos objectifs)

Nous serons plus à l'écoute de notre corps, de nos ressentis, nous pourrons ainsi gérer plus efficacement les moments de fatigue, de tension et de stress.

 

Le sophrologue débute habituellement par la « sophronisation de base ».

Dans cet exercice, le client se concentre sur différentes zones de son corps (divisé en cinq parties, les « systèmes »).

Il sera à l'écoute des sensations corporelles et sera guidé par la voix du praticien.

L'objectif de cet exercice est d'activer la présence du corps à la conscience et d'obtenir un relâchement musculaire afin de parvenir à l'état sophroliminal, état classiquement défini entre la veille et le sommeil, mais il s'agit en fait d'un état de vigilance proche de l'éveil.

 

La sophrologie rejoint ainsi la méditation de pleine conscience.

 

Mais qu'est-ce que la pleine conscience ?

 

La méditation de pleine conscience ou minfulness s'est développée ces dernières années sous l'influence de psychothérapeutes et chercheurs américains.

Cette pratique s'inspire du bouddhisme.

Jon Kabat-Zinn, biologiste de formation, définit la pleine conscience comme un état de la conscience qui résulte du fait de porter son attention sur l'expérience qui se déploie au moment présent sans la juger.

 

L'expérience est appréhendée essentiellement par les sensations corporelles, mais aussi auditives, gustatives, sonores...Le fondement de la méthode repose sur l'idée que face aux événements, nous pouvons êtres parasités par des pensées et des sensations corporelles sans en être vraiment conscient. On invite donc le participant à cultiver la conscience, l'acceptation et le non-jugement.

Dr Dominique Servant

 

La pratique régulière de la pleine conscience va nous permettre de nous déconnecter des pensées douloureuses et négatives en nous centrant sur l'instant présent.

Nous n'essayons pas de changer ces pensées, mais de modifier notre propre attitude vis-à-vis de celles-ci.

Nous n'essayons pas de fuir les émotions difficiles, mais nous les acceptons pleinement.

Les thérapies cognitives et comportementales ont montré que se confronter à des situations difficiles de façon prolongée produit une habituation qui conduit progressivement à une diminution de la réponse émotionnelle (stress, peur, anxiété, angoisse...)

Cette confrontation peut également se faire d'une manière très efficace sous hypnose.

 

La pratique de la pleine conscience va nous apporter une meilleure maîtrise de nous-même et nous permettra également de faire face d'une manière plus adéquate à des situations difficiles.

 

Ospina parle de sept principes fondamentaux de la pleine conscience :

Le non-jugement : être un témoin impartial de sa propre expérience.

La patience : permettre à nos expériences de se dérouler à leur rythme.

Un esprit nouveau : la propension à voir chaque chose comme si c'était la première fois.

La vérité : dans notre intuition et être soi-même.

L'absence d'effort : ne pas avoir de but autre que la méditation elle-même.

L'acceptation des choses : qui sont actuellement dans le moment présent.

La non-censure d'une pensée en lui permettant d'aller et venir.

 

Les exercices de pleine conscience peuvent se décliner à l'infini.

Néanmoins, il y a quelques classiques :

La centration sur la respiration. C'est l'exercice de base. On fixe son attention sur sa respiration et sur l'ensemble des sensations qui l'accompagnent. Et si l'une ou l'autre pensée venait à nous traverser l'esprit, on la laisse passer tout simplement, comme un oiseau dans le ciel.

 

L'exercice du raisin : on observe un grain de raisin sec. On le découvre comme si c'était la première fois. On note sa forme, sa texture, sa couleur...Ensuite on le portera à notre bouche pour nous centrer sur le goût...

 

Le « body scan » : ici on fait une exploration des différentes parties du corps, guidée par la conscience. On est à l'écoute de chaque partie de notre corps pour se terminer par une centration sur la conscience du corps dans son ensemble.

 

La marche de pleine conscience : dans cet exercice, on prend conscience des sensations qui accompagnent les mouvements de la marche.

 

Et comme pour chacun de ces exercices, quand des pensées surviennent, on ramène notre attention sur l'expérience en cours.

 

La pratique de la pleine conscience apporte d'indéniables effets positifs :

Elle développe notre sérénité. Elle nous permet de mieux nous connaître et de prendre davantage soin de soi...et des autres.

Nos émotions et notre stress sont mieux gérés.

Notre sommeil s'améliore.

La pleine conscience est efficace également dans la gestion de certaines douleurs chroniques ou encore dans la prévention de la rechute dépressive.

Elle améliore l'estime de soi.

 

  La pleine conscience nous apporte malgré les difficultés inhérentes à l'existence une vie riche et pleine de sens.

 


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Didier Cogniaux

Hypnothérapeute

20, rue Grégoire Chermanne

6200 Châtelet

Tél. 071/402 603